« Il faut que je vous dise ! Comment atterrit-on au Secours Catholique ? Parce qu’on n’a plus rien dans le porte-monnaie et plus rien non plus dans le ventre. Comment ne pas perdre une fois de plus la face, après la maladie, montrer que l’on n’est pas capable de nourrir ses enfants, enfants qui ne comprennent pas pourquoi on n’a rien à mettre dans leur assiette. Aujourd’hui, je n’ai pas plus d’argent, mais je suis riche de leur regard, de leur encouragement, de leur patience. Mes filles sont le bâton sur lequel je peux me reposer. Je mets mon énergie dans nos rencontres du mardi et du jeudi. Je suis un peu utile à leurs yeux. Elles ont réussi à me sortir du gouffre où je me trouvais. Je sors la tête de l’eau et je crois que depuis, je l’ai sortie aussi à d’autres personnes. Et je me ressource encore et toujours auprès des bénévoles du Secours Catholique. »