Comment allez-vous concilier les intérêts des bateaux-logements, ceux des navires marchands et ceux des commerçants embarqués ? Christophe Quenet : Tout l’enjeu du plan d’occupation du fleuve en discussion avec les Voies navigables de France repose sur la rationalisation de cette occupation très diversifiée. Et comme il est question d’élargir cette diversité, cela rajoute encore de la complexité à la complexité. Nous disons qu’il faut faire coexister ces activités au mieux. D’autres communes ont plutôt tendance à évacuer les bateaux-logements…
Y aura-t-il de nouvelles activités sur le port de Conflans ? Il n’y a rien d’abouti, mais l’idée serait d’avoir à terme des commerces sur une partie des quais. Parallèlement, certains habitants de bateaux-logements, qui ne sont pas forcément d’anciens mariniers, aspirent à une habitation à terre. Dans ce cas, d’anciens bateaux partiraient au déchirage.
Qui va s’occuper de la mise en sécurité des bateaux qui ne sont pas aux normes… du squat ? Je ne suis pas sûr qu’il n’y ait qu’un squat… Les propriétaires sont responsables de la sécurité, quand ils sont identifiés. Il y a beaucoup d’intervenants dans ces hébergements, c’est loin d’être rationnel et c’est très compliqué. Propos recueillis par François Tcherkessof |