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Coordination française pour la paix en Colombie-Appel pour une solution négociée au conflit armé et pour le respect des droits de l’homme en Colombie
mise en ligne : 25-06-2008

Lorsque nous avons décidé de lancer cet appel, une nouvelle donne apparaissait en Colombie. Le président du Venezuela venait d’exhorter la guérilla colombienne à déposer les armes et à libérer sans condition tous les otages, parmi lesquels la franco-colombienne Ingrid Betancourt.

Ces déclarations, qui nous l’espérons seront entendues par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), ont été faites dans une conjoncture confuse qui se caractérise par la mise en examen, sur décision du Procureur de la République, de parlementaires, intellectuels et personnalités politiques accusés de liens présumés avec les FARC. Ces accusations étaient fondées sur des preuves qui ont été contestées par l’opposition politique colombienne et certaines entités internationales.

Entre ces accusations, le scandale de la « parapolitique » et l’implication du gouvernement actuel dans ce scandale, le contexte en Colombie est extrêmement fluctuant. Les récentes tensions dans la région andine entre le Venezuela, l’Equateur et la Colombie ont montré combien le conflit armé colombien menace la stabilité régionale. Ces tensions sont survenues suite à l’incursion de l'armée colombienne dans le nord de l'Equateur le 1er mars 2008 et ont plongé l'Amérique latine dans une grave crise diplomatique pendant plusieurs jours : rupture des relations diplomatiques entre l’Equateur et la Colombie, expulsion par le gouvernement vénézuelien de l'ambassadeur colombien en poste à Caracas… Tous ces évènements ont également confirmé que la voie militaire n’était pas la solution appropriée pour résoudre le conflit et que seule une issue politique, pacifique et négociée était viable.

La Colombie connaît depuis plusieurs décennies une situation de conflit armé et une profonde crise de nature politique et sociale. La question des otages est une des nombreuses pièces du puzzle colombien à résoudre, qui s’inscrit dans un contexte global de crise des droits humains. La population civile colombienne subit de plein fouet les manifestations de cette crise. A l’heure où nous lançons cette pétition, il nous est difficile de présager si les récents évènements sont susceptibles de conduire à une négociation entre les parties au conflit, voire à une avancée historique vers la paix. Toutefois, les analyses et recommandations que nous formulons en matière de respect des droits de l’homme et de promotion de la démocratie sont intemporelles et resteront valables, quelles que soient les évolutions à venir.

La France préside cette année, au second semestre, le Conseil de l’Union européenne. En affirmant sa volonté d’accompagner un règlement négocié du conflit armé en Colombie, la présidence française peut donner à l’Union européenne la possibilité d’être un acteur de poids en faveur d’une solution politique et négociée au conflit armé interne et pour le respect des droits de l’Homme en Colombie.

En tant que citoyens européens, mobilisons-nous pour que l’Union européenne et la France deviennent des acteurs de premier plan pour la paix en Colombie !

TELECHARGER ET SIGNER LA PETITION

* La Coordination Française pour la Paix en Colombie (CFPC) rassemble neuf organisations : Secours Catholique – Caritas France, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, Fédération Internationale des Droits de l’Homme / Ligue Française des Droits de l’Homme, Terre des Hommes France, Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, Pax Christi France, France Libertés, Ecole de la Paix, Agir Ensemble pour les Droits de l’Homme. La Confédération Générale du Travail, les Brigades de Paix Internationales France et la Section Française d’Amnesty International sont observateurs et s'associent ponctuellement à certaines actions de la CFPC.

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